Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 08:50

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   Une tête somme toute sympathique. N’ayant plus beaucoup de cheveux sur ce crâne arrondi, il n’a tout de même pas poussé le bouchon jusqu’à imiter le divin chauve. Reste de coquetterie ? Nostalgie d’un passé où la toison poussait drue ? À moins que ce ne soit pour mieux laisser à ce front olympien tout l’espace qu’il mérite. Peu importe.    
 

   Quand au bas du visage, un sourire qui attirerait la bienveillance s’il n’était un tantinet ironique, un brin moqueur. Finalement, s’il me fallait décrire son caractère, je dirais en quelques mots, que c’est un homme de réflexion d’apparence conviviale. Une bonne tête qui passe bien à la télé, au cinéma ou au théâtre.
 

   Je m’y suis laissé prendre et j’ai apprécié ses chroniques bien documentées qu’il donne sur canal+ en « prime time » ! Ce monsieur les commente et les accompagne d’images comme autant de morceaux choisis - télé oblige. Elles sont pimentées, ce qui ne gâche rien, par un petit accent dénotant les origines du sud-ouest. N’est-il pas né à Moncayolle-Larrory-Mendibieu dans les Pyrénées-Atlantiques ? Il ponctue ses interventions de gestes également bien préparés, mille fois répétés devant la glace, lorsqu’il  nous annonce en nous tendant les bras : Regardez.
 

   Et puis hier, le 14 février 2012, zapatatras ! des patatis et des patatas. Des zapathies et des zapatheas ! On ne sait pas quelle mouche a piqué ce journaliste mais il m’a profondément choqué. Parlant du soutien de Madame Christine Boutin à Nicola Sarkozy, je le cite : « Quand on voit une boursouflure comme çà, on ne s’étonne pas que les français se dégoûtent de la politique » !     Monsieur, que vous ayez des idées bien arrêtées sur tout ce qui touche à la métaphysique, cela ne me regarde pas. Que vous vous acoquiniez avec les tendances matérialistes des intellectuels de gauche, cela m’est parfaitement indifférent. Que vous n’aimiez pas le look de cette personne, c’est votre problème. Que vous ayez crû bon de faire un « bon mot », c’est encore votre problème.  Que vous tentiez de vous aligner sur l’insolence de la jeunesse pour ne pas paraître ringard, pourquoi pas ! Votre plaisir est dans le paraître, c’est votre choix, c’est votre droit, c’est votre souhait, votre désir ardent et de tout cela, comme dit le poète, je m’en fous. 

   Mais, monsieur vous avez eu tort. Vous avez traité Madame Boutin de boursouflure, cela n’est pas en votre honneur. Finalement si elle est un bubon, vous vous êtes abaissé à n’être plus qu’une vulgaire tache. Il y a toutefois une différence. Un bubon, cela se soigne. Il est des taches qui sont indélébiles. 
 

    Lorsque vous apparaîtrez  à l’écran, je vous effacerai - non pas de ma mémoire de mule - mais de mes yeux sans illusions. Et de cela, je me contre-fous que vous - vous en foutiez.
 

 

 

L’ APATHAETRA.

 

 

 

     

    

 

  

Par Yves Cirotteau - Publié dans : Coup de gueule
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