Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 07:34

Il ne m’invita point. Je lui en fis grief.

« Comment, mon cher voisin, vous que depuis longtemps

je connais, je côtoie ; que je rencontre aussi

chez la gent animale. Ils prennent du bon temps

s’abreuvent de vins fins, de plats et mets exquis 

je ne suis point convié à ce festin de roi ?

« Cher voisin, me dit-il d’un ton condescendant, 

je reçois qui me plaît. Ce n’est pas votre cas.

De plus, pour couronner l’heureux événement,

il prit une compagne belle et riche à la fois. 

Dès lors, il fut reçu comme s’il était roi.

Sa pitance, a t-on dit - j’en devins fort jaloux -

par cent soixante dix il la multiplia,

ce qui des animaux entraîna le courroux.

 

J’étais gras comme un loir, je me mis au régime.

Je perdis vingt kilos et aussi le sommeil.

« Un jour, ce sera moi, mais il faut que je trime

pour monter sur ce trône à nul autre pareil...

Et aujourd’hui, j’y suis. C’est moi, je suis le roi.

Partout on m’applaudit, on me choie, on me loue.

Je vais, je vas, je viens, je fais même la loi.

Comme je ne veux pas qu’on me traîne en la boue

j’ai baissé mon salaire afin que chacun voie,

que tous en soient conscient, que chacun reconnaisse

que moi, puisque je suis le maître de ces bois,

je fais ce que je dis et je tiens ma promesse.

 

Moralité :

Le renard est rusé : La Fontaine l’a dit.

Ésope l’avait écrit quelque siècle avant lui.  

Des mots, encore des mots.  Mais pour y voir de près,

il faut ouvrir en grand et les yeux et l’esprit !

Car cent soixante dix moins trente cela fait

cent quarante, je crois. Cent quarante, petit !

 

 

Combien avez-vous dit ?



Par Yves Cirotteau - Publié dans : poésie
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 07:30

 maitre-goupil

 

Il était une fois... c’était il y a cinq ans,

je faisais mon jardin. Je dormais bienheureux.

Je marchais lentement la fourrure dans le vent.

Je n’a vais rien à faire sinon le paresseux.

Que je me sentais bien ! Oh, quelle belle vie

que ma belle vie là. Je contemplais ému

les gens autour de moi. Ils menaient à grand bruit

leur si bel équipage et traversaient les rues

d’un air fort méprisant envers les pauvres gens. 

J’en étais indigné. Pouvais-je faire plus

sinon que de les plaindre ? Mais au fait venons-en. 

Voilà qu’un certain jour mon voisin de palier,

un bien brave garçon, le fils d’un émigré

devint riche et donna grande réception

dans son nouveau palais, proche de la nation.

 

À suivre


Par Yves Cirotteau - Publié dans : poésie
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:40

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Dans cette douce soirée d’été,

les oiseaux se sont tus,

Le soleil a décidé de ne plus me brûler la peau.

Tu viens de partir.

Je n’ai pas fermé la chambre pour entendre 

le son de tes pas dans le grand hall marbré.

Doucement, la porte d’entrée de la maison 

s’est refermée sans bruit.

Tu devais travailler, m’as-tu dit.

J’ai ouvert la fenêtre

sur le grand jardin 

où nous venions ensemble de passer quelque temps.

Le grand saule près de la rivière

pleurait des larmes vertes

comme s’il regrettait déjà ton départ.

Il agita ses feuilles et je crus un instant

que c’était un cri, celui du vide 

et de l’absence.

Je suis resté longtemps à la fenêtre.

Des oiseaux passaient indifférents

allant je ne sais où.

J’ai suivi leur vol noir.

Je me suis demandé quelle était leur destinée !

C’est bête, n’est-ce pas,

que de ne pas savoir

où l’on va !

« Panis angelicus ... je n’écoutais plus

j’étais parti à la dérive

vers d’autres rives

vers des pays où je ne me rendrais sans doute jamais.

Ils volaient. 

Ils venaient - peut-être - du pays où tu étais née.

Je n’ai pas osé le leur demander.

D’ailleurs, auraient-ils eu le temps

de me le dire ?

Je ne sais pas.

« O res admirabilis ...  

Je les ai perdu dans le couchant. 

La lueur blême du crépuscule

s’est emparé du ciel. J'ai fermé les yeux.

Ils ont disparu.

« Per tuas semitas ... ad lucem quam inhabitas !

 

 

J’irai où tu voudras.


Par Yves Cirotteau - Publié dans : poésie
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 10:59

melenchon_jean_luc86039k.jpg  

Le mensonge par omission. 

 

Les pétroliers ne payent pas d’impôts ! Oui, et c’est scandaleux. Sur ce point, Mélanchon a raison. Mais il oublie de dire qu’aucun contribuable ne paye d’impôts ! L’état ne rembourse pas ses créanciers. Et, comme l’écrit Edmond About : cela ne date pas d’hier. Voici ce qu’écrivait Edmond About en 1885 !

Chapitre 7 -page 297 :

   La grèce vit en pleine banqueroute etc... (Lire la suite)

 

 

La GRECE CONTEMPORAINE : EDMOND ABOUT, Chapitre 7, les Finances. 3ème édition, Hachette, 1858.

Par Yves Cirotteau - Publié dans : BRÈVES DU JOUR - Communauté : LIBRE PENSEUR
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 13:10

 

 

 

NO COMMENT

Qui paye ? Qui va payer ? 

  • Réception Élysée + Réception Hôtel de Ville de Paris : 

17 000 bouteilles de Champagne ont été bues soit un total de 612 000 € (1 bouteille de champagne = 8 coupes)

- Petits Fours, Amuses Gueules : 423 657 €

- Jus de fruits, Soda : 147 231 €

- Repas des Anciens Ministres Socialistes : 97 215 €

- Grands Crus : 82 012 €

- Bière, Whisky et alcool divers : 347 523 €

- Services, Extra : 94 212 €

- Décors et Aménagements : 510 031 €

- Défraiement des personnalités, Transports : 1 245 234 €

Total : 3 559 115 € 

 

Hors primes sécurité estimé à 943 000 €) (sous réserves d’ omissions et de confirmation par la cour des comptes )

 

A savoir : L'investiture de N. Sarkozy avait coûté 1 123 298 €. 

Par Yves Cirotteau
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