Jeudi 5 avril 2012
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Selon un journaliste de France-Inter ce matin, un peu avant sept heures, l’inénarrable Jean-Luc Mélenchon aurait dit
dans un de ses discours enflammés, je cite : « Les communistes n’ont pas de sang sur les mains ! »
L’inénarrable Jean-Marie Le Pen n’avait-il pas, il y a quelques années, jeté à la figure de millions de Français, d’origine juive ou
non, que les chambres à gaz n’étaient qu’une péripétie de l’histoire ?
Décidément, l’histoire se répète. Deux histrions, deux beaux parleurs, deux bateleurs et, hélas pour les ignorants, deux fortes
personnalités convaincantes, à défaut d’être convaincus.
Il faut, en effet, éliminer l’incompétence de l’un comme de l’autre. Aucun ne peut ignorer l’histoire. Le million de juifs
exterminés dans les chambres à gaz, sans distinction d’âge ni de sexe pour l’un ; des millions assassinés par le dictateur Joseph Staline qui fit planter un arbre sur chaque cadavre par exemple,
ou bien méconnaître sa façon de tuer ses adversaires en les exposant aux rayons X alors qu’ils traversaient le long couloir qui menait à son bureau. Quant au scélérat Mao, combien
d’opposants sont morts décapités au cours de sa longue marche ! Et l’abominable Pol Pot ... La liste serait trop longue, je m’arrête.
Qu’ils ne viennent pas prétendre qu’ils l’ignoraient. Passe encore pour Jean-Marie, le pauvre a perdu l’esprit. Il est devenu
Alzheimer depuis longtemps ! Mais pour Jean-Luc, cela ne passe pas. Ce titulaire d’une licence en philosophie a eu beaucoup de mal à concilier l’inconciliable. Je m’explique :
L’ami de la sagesse aurait dû être déchiré par les sanglantes et inadmissible exécutions de compatriotes - ce qui n’est pas
très sage -, quelque soit le régime évidemment et ses convictions politiques. Le meurtre n’étant même pas l’apanage des seuls communistes, soit dit en passant.
Cela me rappelle mes années d’études d’histoire au collège puis, plus tard au Lycée Louis le Grand. On était simplement désinformé.
Comme aujourd’hui. Mais la grande différence est que, dès que l’on prend de l’âge, on peut lire et se forger sa propre opinion sans passer par un intermédiaire de quelque bord qu’il
soit.
Il semble que certains aient oublié de vieillir ou font semblant.