Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 11:55

 

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  Dans quelques jours, nous allons élire un nouveau président. Ma voix anonyme ne pourra se porter ni sur vous, ni sur votre parti. Mais il se trouve que j’ai autour de moi un certain nombre d’amis qui ont voté pour le Front National ou qui ont des affinités avec ce que vous défendez à savoir l’identité nationale.  Vous connaissez autant que moi la position de François Hollande à ce sujet. Demain, il livrera encore un peu plus la France aux émigrés de quelque nationalité ou origine qu’ils viennent. 

  

   Je vous ai entendu poser la question de savoir ce que ferait Nicolas Sarkozy dans le cas d’une triangulaire aux prochaines élections législatives. Cela m’amène à me poser deux questions :
 

 

  • Pourquoi ne pas avoir posé la même question à François Hollande ?
  • Puisque vous connaissez la position de Nicolas Sarkozy sur ce sujet, si vous décidez d’adresser un message à vos électeurs dans le sens d’un vote pour le candidat de la gauche caviar, vous allez livrer la France  un peu plus encore aux étrangers... Ce qui est, pour le moins, paradoxal.

   Il y a trois explications à cette attitude, et je n’ aime pas les deux premières.
 

  

   - soit ce n’est pas la France que vous défendez, mais votre égo - qu’elles qu’en soient les raisons : vengeance, amertume. Je ne crois pas à la déception compte tenu du large score que vous avez fait. Or, il s’agit de choisir le meilleur candidat pour les Français et non de céder à des querelles partisanes.

    - soit, mais je n’ose y penser, vous souhaitez que la situation empire en dressant les différentes communautés les unes contre les autres afin d’arriver à un point d’exaspération tel qu’il n’y aura pas d’autre issue que l’affrontement. Je vous cite :  « ... après le règne de cinq ans de François Hollande, car elle sera profondément déçue par ce quinquennat de soumission à l'ultra-libéralisme, au libre-échange.  Êtes-vous sûre qu’il s’agit du vrai problème ?

   - Il reste une troisième possibilité et vous vous êtes aussi exprimée sur ce sujet. Je vous cite : 

" Si on arrive à l'Assemblée nationale, on va tout casser ! Les habitudes, les compromissions, les complicités (...) Et on influera de manière considérable sur les débats... Je suis là pour casser cette politique nuisible. ... Vous croyez que je vais dire à mes électeurs que j'arrive à l'Assemblée et que je vais m'enfoncer dans mon petit fauteuil ? Non (...) Je peux vous dire que ce sera quelque chose.

 

  Cela, je le comprends. Le problème est : avec quelles voix ? François Hollande fait peur avec - entre autre - ses taxations sur les riches, le retour sur les désastreuses trente cinq heures et la réforme de la retraite, pour ne citer que ces promesses auxquelles Nicolas Sarkozy s'est opposé avec quelle difficulté ! D’un autre côté, ne risquez-vous pas de faire peur à tous ceux de tous bords - à l'exception de François Bayrou - qui ont, d’une façon ou d’une autre, quelque chose à craindre en raison de leurs magouilles ? Je doute fort que ce président potentiel aux réponses aussi floues qu’ambigu, tienne ses promesses à votre égard, si par hasard il était élu.  

 

  Madame, je vous demande donc de bien peser votre décision. Dans ma petite sphère, j’ai réussi à convaincre quelques uns de ceux qui ont voté pour vous, de  faire porter leurs voix sur Nicolas Sarkozy. Je n’ai aucune possibilité d’agir sur votre électorat. Ce ne serait pas prétentieux, ce serait tellement présomptueux de ma part, totalement surréaliste,  et de surcroît parfaitement irréaliste.  C’est à vous de leur parler en chef responsable et de leur dire quel est le meilleur candidat à la tête du pays - même s’il ne vous plaît pas.  

 

 

VIVE LA FRANCE

 

 

 

Par Yves Cirotteau - Publié dans : POLITIQUE
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 08:58

 

Monsieur le Président,
 

 

    Je ne sais pas quel sera votre décision concernant le choix du prochain président de la république. 

    J’ai voté pour vous au premier tour, car je voulais - par ce vote - exprimer une critique sur les cinq années qui viennent de s’écouler.

   Je suis profondément conscient des difficultés dans lesquelles est plongé le pays. J’ai parfaitement et objectivement apprécié le travail énorme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement et je leur rend ici un hommage appuyé.

  Ma critique porte sur le pouvoir d’achat dont Nicolas Sarkozy s’était fait le champion. Or, sur ce point, en grand partie en raison de la très grave crise mondiale, il a échoué. Une autre critique concerne les délocalisations. Il faut les interdire. Il faut, comme vous l’avez proposé  défendre les Français qui, si on n’y prend garde, vont abandonner à de grandes puissances aux dents longues et sans état d’âme le savoir-faire de notre pays. Nicolas Sarkozy ferait bien de s’inspirer de cette réalité.

  Mais, Monsieur Bayrou, vous ne devez pas appeler à voter blanc. c’est une dérobade. Vous ne pouvez, non plus cautionner une politique que vous avez critiqué avec une grande violence, notamment sur la dette de la France. Croyez-vous que François Hollande soit le meilleur champion de l’économie en cette matière ? 

   Si vous le pensez, pourquoi tant de propos acerbes et définitifs « Cela ne se fera pas, avez-vous clamé haut et fort ! Et bien, Monsieur Bayrou, cela se fera si la gauche gagne. Vous nous avez tellement habitué à ces propos : « C’est moi qui, le premier a dit que nous allions dans le mur ! que je ne comprendrais plus rien à votre attitude.

  Voilà, l’heure est grave. Si vous donnez des consignes pour voter à gauche, n’oubliez pas les voix de monsieur Mélanchon et celles de bon nombre de partisans de Marine Le Pen. Sur certains points, elle vous rejoint, comme elle rejoint quelques uns de ceux qui ont la conviction qu’il faut défendre la France car elle est en grand danger.

  « Y a t-il trop d’étrangers en France ? Par trois fois, David Pujadas a posé la question au candidat de la gauche caviar. Par trois fois il n’a pas répondu... Et pour cause, c’est de son électorat qu’il s’agit !

  Quant aux sondages du premier tour relatés sur cette chaîne, ils ont affiché de faux chiffres. Ils s’en sont expliqué, mais cela traduit bien la tendance de ces journalistes gras comme moines dans la bonne assiette au beurre.

 

Cordialement. 

Par Yves Cirotteau - Publié dans : POLITIQUE
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:51

 

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   Adverbe de temps : XI ème siècle  (jam : déjà -  mais de magis “plus” ).

Cet adverbe de temps aurait du rester confiné dans les circonvolutions cérébrales de DAMOURETTE et PICHON et ne “jamais” en sortir. 

 

  Cet adverbe a t-il un sens au plan sémantique ?

 

Cet adverbe n’a en réalité aucun sens qu’il soit positif ou négatif. Énoncé comme cela “ ex abrupto” cela ne sent-il pas un peu sa provocation ? Mais à y bien réfléchir, est-ce bien vrai ?

 

[ Ouvrons juste une parenthèse. L’espèce humaine, le genre humain ne seront sauvés ni par l’internationale ni par la richesse et la pureté du langage. Par contre l’espèce humaine, le genre humain pourront bénéficier à tout moment de la sémantique. Fermons la parenthèse ]. 

 

   Quelle est l’explication de ce qui vient d’être souligné - encore une fois de façon apparemment provocatrice ? 

Les réfractaires de la nouveauté sont divisés (classés) en plusieurs catégories - comme les plantes, les mammifères ou les oiseaux.  Remerçions  le précurseur Grec en la matière. 

 

I - Quelles sont donc les catégories. À tout problème, il faut  un énoncé :

Si, par un hasard - quasi miraculeux -  ces cinq catégories qui sont ceux qui :

    1  Accèdent à cette proposition parce qu'ils vont, par hasard,  sur ce blog,

    2  Prennent le temps de la lire jusqu’à son terme,

    3  Se donnent la peine d’y réfléchir, 

    4  Acceptent d’en débattre,

    5  Voir même rejettent en bloc le problème posé, 

nous pouvons poursuivre l'explication de texte. Examinons donc ces catégories dans l’hypothèse où cette voix soit perçue et voyons s’il y a quelque chance, dans ces cas, qu’elle soit entendue. 

 

I° - La première catégorie, la plus nombreuse, jettera un coup d’oeil rapide et, puisque l’on ne parle pas de sexe ou de cul, la considérera comme sans importance et passera outre. Ce sont les rétrécis du bulbe, comme aurait dit San Antonio.

 

II° - La seconde catégorie, plus corticalisée, ira peut-être jusqu’au bout de l’essai, mais se moquera éperduement de Damourette et Pichon. On ne saurait les en blâmer. 

 

III° - La troisième catégorie - les instruits, les littéraires, les grammairiens ou les académiciens lisant ces lignes, convaincus de l’importance de ce mot étudié à la page 2241 du tome VI de “l’Essai grammatical de la langue française”, considèrera que quelques lignes de cet essai ne sauraient se mesurer avec l’énorme quantité de travail et la masse de documents fournies par nos deux auteurs. Comme si la qualité d’un texte ou sa carence se mesuraient au poids !

 

IV° - La quatrième catégorie - si elle existe - s’en inspirera peut-être ou trouvera quelques raisons puisées dans son expérience propre pour y découvrir (et pourquoi pas savourer) un élément de réponse à son questionnement. 

 

V° - La cinquième catégorie criera au scandale et mettra tout en oeuvre pour déformer le texte afin qu’il ne soit pas correctement compris ou mieux  qu’il disparaisse.

 

Bêtise, incompétence, ignorance, jalousie, mépris tout le panel de la société réagira ainsi selon sa nature profonde, ses convictions ou son intérêt.

 

à suivre. 

Par Yves Cirotteau - Publié dans : ethique
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 16:51

 

   Olé eh ! Olé eh ! Sur une chaîne médiatique, à une heure dite de grande écoute, au son des trompettes claironnant dans le soir, nous eûmes le grand privilège d’apprécier la maîtrise d’une danseuse de flamenco.
 

  Lorsque les trompettes entamèrent l’éternel refrain connu de tous : « Dis-moi ce que tu penses, je te dirais qui tu n’es pas », l’artiste esquissa un mouvement tournant, et, tel un torero dans l’arène, évita les cornes des instruments sauvages.
 

  Elles eurent beau cent fois remettre sur l’ouvrage leur fières sonorités,  la danseuse qui, heureusement, avait à l’occasion opportunément perdu du poids d’une pirouette leste avec un grand sourire laissa filer la charge qui sifflait sur sa tête.
 

  Avec talent elle fit des passes, riant beaucoup, se préparant avec délices à être la grande vedette d’un proche lendemain. Dans sa tête déjà elle voyait poindre l’heure où la salle debout aurait pour elle seule les doux yeux de Chimène.  

  

Soudain, comme agacée par quelque impertinence, elle frappa d’un coup de talon sec le sol à petits pas : 

 

  • Et tac pour le monsieur du premier rang d’orchestre si lustré, pommadé, puant de suffisance. Demain il lui faudra choisir entre le poulailler ou la fuite hors les murs, agacé par le bruit et la fureur. 
  • Et tac tac pour tous ceux qui, vers elle, levaient déjà les yeux en un vibrant hommage. Ils applaudiront moins lorsque leur bonne soupe épaisse et si goûteuse, sera allongée d’eau sans aller toutefois jusqu’à se transformer en un brouet clair et fadasse. 
  • Et tac tac tac pour les riches ornés de bijoux. Peut-être un jour prochain devront-ils les porter au mont de piété. 

   Le goupil regardait n’en perdant une miette : 

  « Demain, ce sera moi, se dit-il en lui même. Je les ferai danser ma propre danse à moi.

 

 

VIVE L'Espagne et le FLAMENCO

Par Yves Cirotteau - Publié dans : BRÈVES DU JOUR
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 08:39

   

 envolmonarca

 

       La voix, les mots de ma petite fille s’envolaient comme un vol de papillons autour de ma tête. Ils ne m’atteignaient plus. J’étais parti à la quête d’un rêve sans doute. Soudain, elle se mit à crier :

   « Tu ne m’écoutes pas. Tu es comme toutes ces grandes personnes. Tu te moques de ce que les petites filles comme moi ont à demander. Tu te fiches pas mal de me répondre. 

    Et elle répéta avec rage, ses petits poings serrés :

  « Tu es comme toutes les grandes personnes. Il n’y a que toi qui compte. Je m’en vais.

   Elle partit sans me dire au revoir. Je la suivis des yeux par la fenêtre aussi loin que je pus. Pouvais-je lui raconter que de cette soif là, on ne guérissait jamais ? Pouvais-je lui dire que malgré son incurabilité, on ne pouvait que désirer cette soif là ! Aurait-elle compris si je lui avais dévoilé que cette maladie là était la plus belle invention de l’homme ?

  Je suis resté à regarder le ciel puis la nuit vint. Et je me mis à contempler les étoiles. Puis le jour vint et j’ai de nouveau regardé le ciel comme si je m’attendais à ce qu’il réponde. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là dans ce fauteuil à regarder derrière la fenêtre fermée en hiver, largement ouverte en été.  Peut-être n’y avait-il pas de réponse ? Peut-être après tout était-il normal que l’on ne puisse jamais étancher cette soif.  Je ne sais pas. Me laissera-t-on longtemps encore dans l’ignorance ?

 

 

C'est alors que ma petite fille revint. 

Nous discutâmes longtemps 

comme des grandes personnes. 

 

 

Par Yves Cirotteau - Publié dans : poésie
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