Dans quelques jours, nous allons élire un nouveau président. Ma voix anonyme ne pourra se porter ni sur vous, ni sur votre parti. Mais il se trouve que j’ai autour de moi un certain nombre d’amis qui ont voté pour le Front National ou qui ont des affinités avec ce que vous défendez à savoir l’identité nationale. Vous connaissez autant que moi la position de François Hollande à ce sujet. Demain, il livrera encore un peu plus la France aux émigrés de quelque nationalité ou origine qu’ils viennent.
Je vous ai entendu poser la question de savoir ce que ferait Nicolas Sarkozy dans le cas d’une triangulaire aux prochaines élections
législatives. Cela m’amène à me poser deux questions :
- Pourquoi ne pas avoir posé la même question à François Hollande ?
- Puisque vous connaissez la position de Nicolas Sarkozy sur ce sujet, si vous décidez d’adresser un message à vos électeurs dans le sens d’un vote pour le candidat de la gauche caviar, vous allez livrer la France un peu plus encore aux étrangers... Ce qui est, pour le moins, paradoxal.
Il y a trois explications à cette attitude, et je n’ aime pas les deux premières.
- soit ce n’est pas la France que vous défendez, mais votre égo - qu’elles qu’en soient les raisons : vengeance, amertume. Je ne crois pas à la déception compte tenu du large score que vous avez fait. Or, il s’agit de choisir le meilleur candidat pour les Français et non de céder à des querelles partisanes.
- soit, mais je n’ose y penser, vous souhaitez que la situation empire en dressant les différentes communautés les unes contre les autres afin d’arriver à un point d’exaspération tel qu’il n’y aura pas d’autre issue que l’affrontement. Je vous cite : « ... après le règne de cinq ans de François Hollande, car elle sera profondément déçue par ce quinquennat de soumission à l'ultra-libéralisme, au libre-échange. Êtes-vous sûre qu’il s’agit du vrai problème ?
- Il reste une troisième possibilité et vous vous êtes aussi exprimée sur ce sujet. Je vous cite :
" Si on arrive à l'Assemblée nationale, on va tout casser ! Les habitudes, les compromissions, les complicités (...) Et on influera de manière considérable sur les débats... Je suis là pour casser cette politique nuisible. ... Vous croyez que je vais dire à mes électeurs que j'arrive à l'Assemblée et que je vais m'enfoncer dans mon petit fauteuil ? Non (...) Je peux vous dire que ce sera quelque chose.
Cela, je le comprends. Le problème est : avec quelles voix ? François Hollande fait peur avec - entre autre - ses taxations sur les riches, le retour sur les désastreuses trente cinq heures et la réforme de la retraite, pour ne citer que ces promesses auxquelles Nicolas Sarkozy s'est opposé avec quelle difficulté ! D’un autre côté, ne risquez-vous pas de faire peur à tous ceux de tous bords - à l'exception de François Bayrou - qui ont, d’une façon ou d’une autre, quelque chose à craindre en raison de leurs magouilles ? Je doute fort que ce président potentiel aux réponses aussi floues qu’ambigu, tienne ses promesses à votre égard, si par hasard il était élu.
Madame, je vous demande donc de bien peser votre décision. Dans ma petite sphère, j’ai réussi à convaincre quelques uns de ceux qui ont voté pour vous, de faire porter leurs voix sur Nicolas Sarkozy. Je n’ai aucune possibilité d’agir sur votre électorat. Ce ne serait pas prétentieux, ce serait tellement présomptueux de ma part, totalement surréaliste, et de surcroît parfaitement irréaliste. C’est à vous de leur parler en chef responsable et de leur dire quel est le meilleur candidat à la tête du pays - même s’il ne vous plaît pas.
VIVE LA FRANCE