Alors que vient de se terminer la projection des deux épisodes de Toussaint Louverture, le Figaro se demande pourquoi prendre de telles libertés avec l’histoire ? Voilà la polémique du jour lancée !
Dès la première minute, le film débute sur
une scène d’horreur. Le père de Toussaint est jetée à l’eau et meurt noyé sous les yeux de son fils.
« Or, le père de Louverture n'a pas été jeté à l'eau par un blanc, il était protégé par son maître et il est mort presque centenaire, s’écrie indigné Gérard de Cortanze.1
Il poursuit : je cite « Je veux bien qu'on dramatise pour les besoins de la fiction, mais là il y a une volonté de détourner la vérité historique pour que les Blancs apparaissent comme des esclavagistes et des négrophobes, déplore l'éditeur.
« La famille de Toussaint n'a jamais été séparée au fort de Joux en plein hiver mais à Saint-Domingue renchérit Alain Foix, biographe de ce génie.
« Si j'ai transposé la séparation de la famille de Toussaint dans la neige et inventé la noyade de son père, c'est pour montrer la violence qui était faite à ces gens répond, à juste titre, Philippe Niang, le brillant réalisateur. Le film n'a rien de manichéen, poursuit-il. Au contraire, il va dans le sens de la concorde et ne cherche pas à opposer les méchants Blancs aux bons Noirs. Toussaint est affranchi à l'âge de 33 ans par son maître qui est un Blanc. Le général Lavaux, son ami tout au long du film, est également un Blanc. »
Il y a, peut-être, « une vraie volonté de tricher », mais c’est un devoir de mémoire pour que nous n’oublions pas Goré ou ces propos scandaleux que ce misérable Arouet s’est permis d’écrire. En voici quelques exemples édifiants. Je cite :
« Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d'hommes des différences prodigieuses. » Tiens donc, je ne savais pas que l'intelligence se trouvait entre les orteils.
« Les blancs et les nègres, et les rouges, et les Lappons, et les Samoïèdes 2, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu'entre un lévrier et un barbet. » Sauf que ce crétin ignorait qu'il n'y a qu'une espèce humaine.
« La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps. » Incroyable, mais vrai !
Et pour terminer, la cerise sur le gâteau ou, pour les amis francophones, la saucisse sur la purée : « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir " ! Et allez donc !
Et on vous enseigne que c'est un philosophe du siècle des lumières ! C'est un inqualifiable contresens.
ÉDIFIANT ! À MÉDITER.
1 Gérard de Cortanze est directeur de la collection "Folio Biographie" chez Gallimard qui a publié la biographie « Toussaint Louverture » d'Alain Foix.
2 Samoyèdes : rameau de la famille ouralo-altaïque, habitant les bassins de l'Ob et de l'Iénisséi. Ça fait classe !
Dans 1.000, 2.000 ou 5.000 mètres carrés (?) avenue Foch à Paris dans un hôtel particulier de six étages habite Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président de Guinée Equatoriale
« Mangue » de rien alors que le peuple mangue de tout. On est bien « obiangé » de se poser quelques questions sur l’origine des biens de ce jeune guinéen équatorien !
Malgré ses « Nguénégations », Théodorin aura du mal à expliquer d’où proviennent les quelques 18 millions d’euros qui lui ont permis d’acquérir une bonne partie de l’héritage du défunt et regretté - pas pour tout le monde - Yves Saint Laurent.
On est bien loin du trésor de Toussaint Louverture, cet homme admirable, celui dont il faut dire qu’il domina par son génie, en les étrillant, les armées du premier consul venues pour l’abattre. Ce n’est pas à l’honneur - faut-il aussi le souligner - de ce consul, premier blanc dans son pays vis-à-vis de ce premier noir dans le sien.
Quel beau film, quel hommage rendu à ce patriote chantre de la « liberté, l’égalité et la fraternité ». Si la France s’est bien comportée à son égard après qu’il eut été affranchi, elle s’est couverte de honte et d’infamie par la suite.
Et qu’en était-il, en réalité, de ce fameux soi-disant trésor de soixante mille écus pour lequel une immonde ordure de général, aux bottes de Napoléon, fit subir à ce héros emprisonné en France, tant de sévices et de brimades ignobles qu’ils le conduisirent à la mort !
Dieu merci, il y a une justice immanente. Cet empereur "à vie" mourut sans gloire en prison dans des conditions presque identiques, déporté dans une île sous la férule d’un tortionnaire anglais. Quant à sa descendance, elle n'eut guère plus de chance !
Juste retour de l’histoire ? À une énorme différence près : Napoléon Buonaparte ne vivait que pour sa gloire et s’enrichir. Toussaint est mort pauvre pour libérer son pays de l’esclavage. Entre les deux ... Faites votre choix.
Quant à mes professeurs d’histoire qui m’ont - trop longtemps - trompé, berné et/ou trahi, je ne regrette pas de les avoir tenu pour ce qu’ils ont été : méprisables, tout aussi abjects - bien que ce soit sur un autre plan - que ce gamin gâté, vaniteux, pourri de suffisance, d’égoïsme et de mépris.
L'HISTOIRE EST UN ÉTERNEL RECOMMENCEMENT.
Une tête somme toute sympathique. N’ayant plus beaucoup de cheveux sur ce crâne arrondi, il n’a tout de même pas poussé le
bouchon jusqu’à imiter le divin chauve. Reste de coquetterie ? Nostalgie d’un passé où la toison poussait drue ? À moins que ce ne soit pour mieux laisser à ce front olympien tout l’espace qu’il
mérite. Peu importe.
Quand au bas du visage, un sourire qui attirerait la bienveillance s’il n’était un tantinet ironique, un brin moqueur.
Finalement, s’il me fallait décrire son caractère, je dirais en quelques mots, que c’est un homme de réflexion d’apparence conviviale. Une bonne tête qui passe bien à la télé, au cinéma ou au
théâtre.
Je m’y suis laissé prendre et j’ai apprécié
ses chroniques bien documentées qu’il donne sur canal+ en « prime time » ! Ce monsieur les commente et les accompagne d’images comme autant de morceaux choisis - télé oblige. Elles sont
pimentées, ce qui ne gâche rien, par un petit accent dénotant les origines du sud-ouest. N’est-il pas né à Moncayolle-Larrory-Mendibieu dans les Pyrénées-Atlantiques ? Il ponctue ses interventions de
gestes également bien préparés, mille fois répétés devant la glace, lorsqu’il nous annonce en nous tendant les bras : Regardez.
Et puis hier, le 14 février 2012, zapatatras ! des patatis et des patatas. Des zapathies et des zapatheas ! On ne sait pas quelle mouche a piqué ce journaliste mais il m’a profondément choqué. Parlant du soutien de Madame Christine Boutin à Nicola Sarkozy, je le cite : « Quand on voit une boursouflure comme çà, on ne s’étonne pas que les français se dégoûtent de la politique » ! Monsieur, que vous ayez des idées bien arrêtées sur tout ce qui touche à la métaphysique, cela ne me regarde pas. Que vous vous acoquiniez avec les tendances matérialistes des intellectuels de gauche, cela m’est parfaitement indifférent. Que vous n’aimiez pas le look de cette personne, c’est votre problème. Que vous ayez crû bon de faire un « bon mot », c’est encore votre problème. Que vous tentiez de vous aligner sur l’insolence de la jeunesse pour ne pas paraître ringard, pourquoi pas ! Votre plaisir est dans le paraître, c’est votre choix, c’est votre droit, c’est votre souhait, votre désir ardent et de tout cela, comme dit le poète, je m’en fous.
Mais, monsieur vous avez eu tort. Vous avez traité Madame Boutin de boursouflure, cela n’est pas en votre honneur. Finalement
si elle est un bubon, vous vous êtes abaissé à n’être plus qu’une vulgaire tache. Il y a toutefois une différence. Un bubon, cela se soigne. Il est des taches qui sont
indélébiles.
Lorsque vous apparaîtrez à l’écran, je vous effacerai - non pas de ma mémoire de mule - mais de mes yeux sans
illusions. Et de cela, je me contre-fous que vous - vous en foutiez.
L’ APATHAETRA.
Bonjour, mon tendre, mon merveilleux amour.
Ce n’est donc pas la Saint Valentin. C’est un jour ordinaire. Un jour qui, comme tous les autres jours d’un mois de février de n’importe
quelle année, commence à l’aube et se termine le soir.
Un jour où il faut se lever pour travailler, se doucher comme n’importe quel jour. Puis il faut s’habiller et se poser la même question que tous
les autres jours d’un mois de février aussi anonyme que tous les jours de ce mois d’hiver. Ensuite, il faudra prendre son petit déjeuner, mettre sa polaire pour affronter le vent, ce même vent
qui souffle toujours dans le même sens dans la rue.
Une fois la porte fermée, tu laisseras le chat roulé en boule et bien au chaud comme il en a l’habitude. C’est ainsi tout au long de l’année. Il ne se pose pas de questions, le chat, car il sait bien que le soir, comme tous les soirs, il entendra le bruit que fait la clef dans la serrure de la porte et puis cette voix qu’il aime « Ça va le chachaou ? ». Peut-être condescendra t-il à se lever de sa couche douillette et à pas mesurés, compte tenu de son grand âge, viendra t-il se frotter à tes jambes, comme tous les soirs.
Alors, après avoir retiré ton manteau, comme tous les soirs de ce même jour du même mois de février, presque à la même heure, tu t’allongeras sur ton canapé, le même canapé que tu aimes parce que là, tu te sens bien. Le chat viendra se pelotonner sur toi.
Et puis, et puis, et puis comme tous les soirs tu te feras un peu de thé ou une soupe, ou bien tu mangeras un peu de fromage. Peut-être allumeras-tu la télé pour écouter la même speakerine blonde te débiter d’un ton monocorde, avec un sourire de commande - comme chaque soir - les dernières nouvelles du jour.
Tu apprendras qu’une telle est morte dans son bain, que l’on se bat dans la capitale de la Grèce, que les bombardements ont fait 200 victimes à Oms etc, etc...
Ordinaire ? Pas tout à fait toutefois. Un détail ne t’aura pas échappé. C’est ici un petit mot, comme abandonné sur ton bureau. Là, c’est une fleur qui orne le vase. C’est un parfum qui flotte dans l’air. C’est l’ombre d’une présence.
C’était une journée presque ordinaire que ce 14 février 2012 là.